Parole de sidecariste : Marion, responsable informatique et rédactrice

Le sidecar Ural a ses qualités et ses « quelques » défauts… En tout cas, il a le grand mérite de fédérer une belle communauté autour de lui ! Dans cette série d’interviews, les membres du Conseil d’Administration de notre Association Ural France, vous racontent leur relation « je t’aime moi non plus » avec ce trois-roues mythique, mais aussi leur rôle au sein de l’asso, leurs hobbies, etc… Histoire de faire connaissance.

Marion, site internet et communication

Marion fait partie des petits jeunes de l’association, si vous avez un soucis avec le site internet ou le forum vous pouvez vous adresser à elle. Un grand merci pour son investissement et aussi pour avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Vous avez manqué les précédents interviews des membres du CA 2025 ? Voici ceux de François (notre prez), Sabine (notre trésorière), Mathieu (notre responsable boutique), Wlad (coordinateur REUF), Christophe (responsable forum), Gérard (vice-président).

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je suis Marion, un tiers d’Uralistan (Jérémy et Gobi étant les deux autres). Du haut de mes 36 ans, je fais descendre drastiquement les statistiques de la moyenne d’âge de l’asso… Après des études d’architecture, je suis partie vivre 4 ans au Laos avec Jérémy. Puis après le covid, nous avons adopté la vie nomade jusqu’à aujourd’hui où nous cherchons à nous installer en Croatie.

Voyageuse dans l’âme, la moto ou le sidecar sont surtout pour moi synonyme de baroudage et d’évasion. Le sentiment de liberté, la prise directe avec son environnement (qui peut aussi être très pénible lorsque le météo est mauvaise…), le contact direct avec les locaux (ou les chiens qui t’aboient dessus en te courant après…)… Bref, on ne se sent pas enfermé dans une boite métallique. J’ai découvert la moto avec Jérémy en tant que passagère. Piloter ne m’intéresse pas tellement, je préfère jouer les navigatrices ce qui offre une meilleure compréhension des territoires traversés. Et puis, on peut se laisser aller à la contemplation, pas besoin d’être concentrée sur la conduite.

Le pseudo « Uralistan » provient du nom de notre projet de voyage sur presque 2 ans, 50 000km depuis la France jusqu’à la Mongolie et l’Asie centrale. « Ural » pour la marque de notre sidecar et « istan » en référence aux pays traversés (Kirghizistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Ouzbékistan,…). Vous pouvez suivre nos aventures sur notre site internet uralistan.fr, facebook, instagram et youtube.

Pourquoi avoir adopté ce véhicule atypique ?

L’adoption de notre Ural est la conséquence d’un raisonnement logique. Oui, oui… Nous avions ce projet de périple et il nous fallait un véhicule de type moto. Nous voulions aussi être libres d’emprunter des pistes. Le sidecar s’est rapidement imposé comme un bon compromis (je n’ai pas le permis moto). Nous avons opté pour l’Ural car la marque fabrique toujours des pièces détachées, il y a peu d’électronique, l’engin est facilement réparable et a une garde au sol importante.

Quels sont pour toi, les avantages et inconvénients d’un tel engin ?

Tout le monde nous ouvre ses portes, sourit à la vue du sidecar, nous salut à notre passage… Nous avons bénéficié d’un accueil extraordinaire partout où nous sommes allés et c’est notamment grâce à lui. Ensuite, sa capacité d’emport et de franchissement ont été essentiels. L’Ural peut rouler partout ! (ou presque). L’inconvénient majeur est qu’il rouille et peut-être capricieux ! Après, comme on lui en a fait bavé… on lui pardonne facilement.

Peux-tu nous présenter ton sidecar ?

Gobi est un sidecar Ural Ranger de 2011, avec 2 roues motrices. Nous l’avons acheté d’occasion fin 2019 avec 17 000 km au compteur. C’est l’un des derniers modèles avec carburateurs.

Fais-tu l’entretien de ton véhicule toi-même ? As-tu rencontré des problèmes mécaniques majeurs?

C’est Jérémy qui s’occupe de tout, je donne un coup de main lorsque c’est nécessaire. Cependant, je suis passée professionnelle en nettoyage de boite à air et de carburateur, ainsi qu’en changement de gicleur en 15mn top chrono ! Le compteur de Gobi a dépassé les 100 000km et il a été malmené (très chargé, pistes difficiles, essence de mauvaise qualité,…) donc oui nous avons eu quelques déboires mécaniques… mais il a toujours la forme ! Nous racontons tout cela dans cet article.

Es-tu plutôt : grand voyage à l’étranger, escapade en France ou balade du dimanche ?

Je suis plutôt grand voyage dans les grands espaces. Se sentir toute petite au cœur d’une nature majestueuse, c’est grisant ! Ce que j’aime surtout c’est partir sur les pistes, être extasiée par les paysages, puis planter le bivouac en fin de journée au bord d’un lac ou d’une rivière et profiter de la nature environnante.

Comment organises-tu tes roadtrips en sidecar Ural lointains ou proches ?

L’improvisation est le maître mot : laisser la place à l’inattendu, prendre le temps de découvrir. L’Ural a ça de génial, c’est qu’il impose le lenteur. J’aime alterner plusieurs jours sur la route ou les pistes avec des petites pauses en ville ou lieu touristique où l’on échange les 3 roues pour nos pieds. En général, nous privilégions le camping qui est beaucoup moins cher. Bivouaquer en pleine nature offre un vrai sentiment de liberté. Bon, quand après plusieurs jours l’odeur se fait trop forte, un bon lit en auberge de jeunesse ou chez l’habitant et une bonne douche font un bien fou !

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui voudrait adopter un sidecar ?

C’est un véhicule génial qu’il faut apprivoiser, chouchouter et ne pas brusquer. C’est l’Ural qui dicte le rythme, donc en s’armant de patience et d’humilité, tout roule !

Tu fais partie du Conseil d’Administration de notre Association Ural France :

Comment as-tu connu notre association ? Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Notre Ural est tombé en panne au bout de notre 1er kilomètre… C’était durant le confinement. Par la magie de Facebook, Jérémy a eu Gecko au téléphone plusieurs fois par jour, ce qui lui a permis de comprendre la mécanique Ural, d’apprendre à démonter, puis à remonter le nôtre. Bref, un uraliste en menant à un autre, nous avons rencontré Zorgol, puis avons adhéré à l’association. Ses membres sont toujours d’une grande aide et de bons conseils.

Quelle est ta mission au sein du bureau et pourquoi cet investissement dans cette association ?

Je m’occupe de ce qui est lié au site internet (maintenance et contenu), au forum, et plus largement à la communication (design affiche, autocollant, newsletter,…). J’aime l’esprit communautaire et solidaire du monde Ural, et m’investir dans l’association Ural France, c’est y contribuer un peu. Et puis du sang neuf au milieu de tous ces cheveux gris ne peut pas faire de mal !

Quels projets aurais-tu envie de développer au sein de cette association ?

Cela fait plus d’un an que je travaille sur le contenu du site internet pour le faire vivre, tenir les membres et non-membres informés des événements de l’asso, et l’enrichir en ajoutant des tuto mécaniques ou en partageant les aventures uralistiques de ses adhérents, etc… J’aimerai continuer à développer cette mise en commun de connaissances et d’expériences. Bref, si vous avez envie d’écrire sur vos balades, expériences mécaniques, etc… Je suis là !

—-> Retrouvez notre série d’interview des membres du Conseil d’Administration de notre Association Ural France

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