Histoire de s’échauffer un brin nous allons Lapin et moi même, Garatakeu, je précise mon nom pour ceux qui ne me connaissent pas malgré que je sois très célèbre !!! Bah un singe savant cela ne court pas les routes. 31 mai 2025, nous voilà partis pour découvrir une petite partie de la Provence que nous ne connaissions pas ou peu : les Préalpes d’Azur recommandées par Gaël Fish (encore un grand merci à toi). Car Lapin et moi avons écumé nos fonds de culottes dans toute la région Provence, Mercantour, Vésubie, Roya etc etc.
Revenons à Mister Ural qui est en pleine forme, lui, alors qu’il en a des kils dans le réservoir ! Moi aussi remarquez, Lapin lui vieillit pas trop mal, j’ai vu pire. Vêtus de nos plus beaux tee shirts, souvenirs de la Ruta de la Plata, nous démarrons par le Col de Vence et Bezaudun Les Alpes.





Arrivons à Bezaudun les Alpes ou « trou du cul du monde ». Très joli village au demeurant. Nous avions décidé de déjeuner léger, oui mais bon, un local nous indique un resto Thaï. Tiens pourquoi pas ? Un écrin avec vue absolument splendide, accueil chaleureux, et prix au niveau de la vue !!! On y est, on y est !!! « Le Tigre qui pleure », la tuerie thaïlandaise que je n’ai pas mangé depuis des années, j’en raffole. Ah ben oui je ne mange pas que des bananes ! Troppppppppp contente, Garatakeu va se régaler ! Sauf que, c’était tout sauf un Tigre qui pleure et compte tenu qu’il y avait un supplément de 5 euros sur CE plat, je sens que le petit singe que je suis ne va pas tarder à se transformer en Lion qui rugit ce qui a le don de faire baisser les oreilles du Lapin et d’avoir le pompom arrière en berne… Mais rien ne perturbera plus longtemps notre bonne humeur car Mister Ural tout souriant nous attend gentiment à l’ombre.





Continuons sur Bouyon et les Ferres, villages des Gorges de L’Esteron. Ça tourne fort, et non stop, même si je n’ai pas digéré le Tigre et son prix rien ne m’empêchera de faire mon boulot de singe sérieux et sage que je suis suis. Hein Lapin ?
Une chose à laquelle je ne m’attendais pas c’est la densité arboricole. Les Préalpes d’Azur et le Var environ 67% de la superficie. Route sinueuse mais verte, très verte et vraiment très jolie et nous nous arrêterons bien sûr au bord de l’eau pour Lapin qui a toujours besoin de tremper ses pattes avant. Moi je trempe tout, même si l’eau est froide, très froide.
Ainsi mon petit corps de singe se raffermit et je continue après la baignade d’en prendre grand soin au resto du coin, simple, mais au cadre charmant dans le village de Roque en Provence qui a paraît- il l’eau la plus pure de France. Ah ! Nous on s’en fout un peu vu que notre préférence se tourne vers quelque chose de plus coloré.




Gilette ne nous charmera pas plus que cela si ce n’est pas une boulangerie aux viennoiseries excellentes, et hop sur les hanches ! Direction Saint Paul de Vence où je ne suis pas allée depuis des années mais je raffole de l’art, sculptures et peintures m’attirent plus que les bananes c’est pour dire. Étonnés, car par tant de monde que ça, et c’est tant mieux. Lâchée dans les dédales de ce village Garatakeu savoure avec les yeux ce déferlement d’œuvres et d’artistes au multiple talent. Je suis aux anges. Je me tais, « pour une fois » dira Lapin, et je vous présente les photos qui parleront d’elles mêmes.








Col de Castellaras et ensuite nous devenons d’une fainéantise rare car… Savourez les instants, se délecter de paysages, se nourrir de merveilles prend un temps fou. On roule mais un peu car au détour, un lac, au détour un instant à saisir etc… Thorenc et ses chevaux PRZEWALSKI…Y peuvent pas s’appeler Garatakeu ou Lapin comme tout le monde, m’enfin ! Bonne chance pour la prononciation, mais sachez qu’ils sont les vestiges des temps, seul véritable cheval de la préhistoire encore vivant.
Gréolière nous tend les bras, c’est joli, tout petit, mais parfait pour un resto, à l’ambiance très sympathique et à la nourriture très bonne accompagnée d’un vin…Hum… J’arrête car je vais faire des jaloux !








Voilà c’était court mais intense, c’était comme nous aimons. Faire des rencontres « hollandaises » à deux reprises sur notre route et échanger, partager, plaisanter, rire… Et ce avec Mister Ural fidèle, 105 638 kils, comme notre longue et très longue amitié avec Lapin avec qui j’ai un nouveau rendez-vous cet été pour un nouveau run… Où ? Nous hésitons mais en attendant : comme rien n’est plus précieux que le temps, il n’y a pas plus grande générosité qu’à le perdre sans compter… Ayez du temps, prenez votre temps, perdez votre temps, vivez à contretemps, soyez autodidactes, n’attendez pas que la vie vous donne des leçons et ce à fond sur Mister Ural !



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