Cette fois-ci, nous retrouvons Garatakeu, Lapin et leur monture uralistique sur les routes normandes. Au programme de ce premier épisode ? Fruits de mer, fortes chaleurs, plages de sable et une plongée dans notre histoire du XXième siècle.
Jour 1 – top départ, en avant l’Ural
Une chaleur mais une chaleur à tuer un singe d’Afrique ! Heureusement que je suis solide et vigoureux car la température dépasse largement les 40 degrés à l’ombre. Nous roulerons pendant 7h45 sous un soleil de plomb pour faire la première halte à Aubigny-sur-Nere, charmante bourgade, après 442 kils. Lapin a les bottes en feu et moi le museau qui fume…
La Normandie ça se mérite et je le vaux bien car j’ai du sang normand dans les veines et je souhaite aller sur les traces de ma mère. Avant de vous narrer cette aventure nous tenons à saluer Seb concessionnaire Ural à Valence (et normand mais oui), qui a réglé Mister Ural qui est comme jeune, lui, contrairement à Lapin !!! Car je précise que ce vieux monsieur a largement dépassé les 100 000 kils, je parle du sidecar évidemment. Qui m’aime me suive !



Jour 2 – y a qu’à rouler épicétout !
Passage à Sully-sur-Loire et son splendide château. Je vous passe l’histoire du château parce que je n’ai pas que ça à faire, non mais, et pis ceussent qui veulent de l’histoire ben ils n’ont qu’à chercher sur le net. Journée à rouler pendant 372 kils, 6h40 de conduite qui dit le Lapin. La route est belle et je suis un singe qui le croit… enfin pas toujours car vous savez, non vous savez pas, et ben Lapin il raconte des sornettes.
Je le ménage car moi je veux arriver à Deauville où nous séjournerons neuf jours afin d’écumer les alentours. Vous n’allez pas me croire mais je me nourrirai pendant tout ce temps que de fruits de mer, crustacés, une cure de ouf. Je ne mange pas que des bananes m’enfin ! Avec une exception pour les tripes (nous sommes à côté de Caen) et Lapin même s’il cède à mon désir inconsidéré d’iode, il lui faut du solide, ben oui il pilote. Et parfois j’ai pitié de lui !


Jour 3 – journée chargée tant d’histoires, tant d’émotions
Nous voilà installés dans le terrier. Moi qui pensais me la couler douce, et ben non on va faire encore 245 kils dans la journée. Mais quelle journée !!! Le programme de la journée ? L’histoire du débarquement, avec pour commencer Pegasus bridge, nom reçu après les opérations du 6 juin 1944 en l’honneur des parachutistes britanniques dont le cheval ailé Pégase était l’emblème. Ils sont arrivés de nuit par planeurs créant ainsi un des hauts-faits du débarquement de la Normandie le jour J.



Notre journée sera chargée, tant d’histoires, tant d’émotions. Je vous assure que ce n’est pas rien de visiter tout ceci. Beaucoup de photos prises à Arromanches, sur toutes les plages du débarquement : Omaha beach, Gold beach, Juno Beach, Utah Beach. Visite de Port en Bessin, du cimetière américain, la pointe du Hoc et je vous en passe. Le tout en images !






Comme je vous l’ai dit une journée, lourde, bouleversante, passionnante et vibrante. Si les ricains n’étaient pas là… Si les anglais n’étaient pas là… Toutes les maisons, sans exception, de cette côte arborent les quatre drapeaux ; Français, Anglais, Américain, Canadien comme unis à jamais n’en déplaisent à certains. Comme je les comprends. Ils ont vécu l’horreur.
Le cimetière américain est un lieu impressionnant, très impressionnant. Ils sont là, alignés à jamais dans une blancheur immaculée. Ils étaient jeunes. Bouh… Garatakeu a le cœur dans les talons. Les photos parlent d’elles mêmes…




Ainsi que de vous donner la signification de la sculpture monumentale d’Omaha beach, la plage la plus meurtrière : 34 250 morts environ dont 2500 en une seule journée. Composée de trois sculptures : « Les ailes de la liberté », « Les ailes de l’espoir », « Les ailes de la fraternité ». Elle fut crée par Anilore Banon en 2004 et possède sa réplique au War memorial de Grosse pointe dans le Michigan. Les plages d’Utah et d’Omaha tiennent leurs noms de deux sous-officiers américains participants aux opérations du D-DAY. Et moi Garatakeu je suis tout remué. Qui ne le serait pas ?

Jour 4 – Garatakeu étant tout chamboulé ce sera repos à Deauville
Ouch je dois récupérer, suis un singe sensible moi ! Déambulation dans Trouville avec défilé de vieilles voitures et j’ai même croisé mon grand-père aussi ! (voir photo). Les planches de Deauville apprécieront également mes élégantes foulées et les petits sauts ridicules du Lapin. Les planches de Deauville, un incontournable pour moi car je suis un singe célèbre et je me devais de rejoindre la cohorte des célébrités officielles ! Ce fut mon heure de gloire non mais, il était temps… Et pour me consoler de mes émotions d’hier huîtres, crevettes, araignée mon pêché mignon seront notre régal du soir. Quel délice la vie !






Jours 5 et 6 – balades à pied
Il pleut le matin, eh oui c’est la Normandie alors ce sera des balades à pied. Mais la mer est belle quand même, et les maisons normandes ont bien fière allure. Balade sur les planches où Lapin s’est mis à affabuler… Lui un artiste de cinéma, n’importe quoi !!! Il se prend pour James Coburn ??? Lapin délire, de ne pas rouler cela ne lui réussit pas. Je lui accorde les cheveux blancs de James épicétout ! Évidemment le Normandy, l’institution avec son architecture anglo-normande, vaisseau amiral du groupe Barrière. Mairie de Deauville très classe. Bref allons voir la plus célèbre de ces villas : La villa Strassburger. Superbe, donnée à la ville… tu m’étonnes bonjour l’entretien !



Jour 7 – On the road again
On the road again pour la basilique de Lisieux, en passant par Pont l’Évêque. Un arrêt s’impose dans une cidrerie vraiment excellente. Nous avons trouvé une qualité exceptionnelle de cidres rosés et blancs. Il n’y a pas que le blanc dans la vie non mais ! Je ne sais si c’est l’effet basilique mais j’ai trouvé ma voie sur la route : Le Chemin de la Vierge, ça ne s’invente pas ça hein ?






Vous trouverez la suite de ce jumbo run normand dans un second épisode sur notre site internet.
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