PAPIVERNALE 2025 à Saint-Chély-d’Aubrac, ou quand le trajet fait partie du voyage

Un grand merci à le Louis de partager avec nous le récit de sa Papivernale 2025.

Trajet vers Saint-Chély-d’Aubrac

Nous sommes partis jeudi matin par un temps couvert mais seules quelques gouttes sont venues égayer le trajet. Premier arrêt à Eymet, le plus Anglais des villages de Dordogne. L’endroit est si cosmopolite que nous avons pu choisir de déjeuner dans un restaurant péruvien.

C’était le jour et le lieu pour les rencontres car, avant le déjeuner, 3 personnes sont venues successivement discuter side-car, Guzzi ou Aermacchi. Dans un si petit village c’était plus qu’improbable…

Nous avons poursuivi par Villeréal (Lot et Garonne), une autre bastide que nous connaissions déjà mais qui mérite chaque fois un arrêt.

Cette région d’Aquitaine est bourrée de bastides toutes plus belles les unes que les autres et cela pourrait faire l’objet d’un séjour spécifique comme celui que Papycoz avait proposé l’an dernier en Lomagne.

Plus loin, il est impossible de ne pas remarquer l’imposant château de Biron (Dordogne)

Nous avons fait une soirée étape très agréable dans la famille à Puy l’Evêque (Lot)

Puis, vendredi matin, nous avons tenté d’approcher de Saint Cirq Lapopie (Lot). Le message d’accueil est clairement affiché avant même d’arriver au village : arrêt interdit, 135€ d’amende et retrait de points. Donc une photo de loin et demi-tour sans chercher à utiliser le parking moto à prix réduit mais qui est le plus éloigné du site !

Souvent de jolis villages sont accrochés en haut des falaises.

Nous avons constaté que Cajarc (Lot) dont Coluche parle dans son sketch où il est question du Chimili, chimili, mili existe bien et qu’il y a même un salon de coiffure. Après une nouvelle discussion side-car avec un habitant nous avons choisi de pique-niquer au Saut de la Mounine (Aveyron)

A Conques (Aveyron) où les motards sont mieux accueillis, et où là encore il y a très peu de visiteurs, nous avons pu flâner à notre guise dans le village et dans l’abbatiale où une relique de Sainte Foy est toujours vénérée.

Un peu plus loin, le château d’Estaing (Aveyron) nous signale que la fin de la route est proche

Trajet autour de Saint Chély d’Aubrac

Nous arrivons à Saint Chély (Aveyron) en fin d’après-midi où beaucoup de participants sont déjà arrivés. L’accueil aux Coudercous (prononcer Coudercousses) est toujours aussi agréable.

Samedi, l’Association Ural France proposait des ballades mais laissait le choix pour des sorties libres. Le matin il faisait beau mais les bas cotés étaient blancs de gelée.

Une visite de l’abbaye cistercienne de Bonneval (Aveyron) était proposée. Les 25 sœurs sont des cisterciennes trappistines qui vivent de leur travail dont la fabrication de chocolat que nous sommes allés découvrir. A noter que c’est une des rares chocolateries à proposer de goûter le chocolat avant l’achat…

Avant le copieux déjeuner au Café du Commerce à Espalion (Aveyron) nous avons pu admirer le vieux pont et les maisons des tanneurs.

En contrebas, une statue de scaphandrier rappelle que c’est ici qu’a été inventé le premier scaphandre autonome.

L’après-midi nous avons opté pour une sortie libre à Saint Eulalie d’Olt (Aveyron) que nous connaissions déjà.

mais où le bouilleur de cru nous intrigue toujours autant

Il a répondu aimablement à nos questions de néophytes. Il est présent à Saint Eulalie tout l’hiver et les particuliers viennent de toute la région faire distiller les fruits qu’ils ont fait fermenter chez eux. Cela leur coûte 4,50€ le litre et, depuis le début de l’année, un particulier n’a plus de taxe à verser à l’Etat jusqu’à 50 l d’alcool pur soit 100 l d’alcool à 50° obtenu en ajoutant de l’eau distillée à l’alcool pur qui sort de l’alambic.

Là non plus il n’y a personne et la confiance règne.

il fait beau, toute la route est à nous, il nous reste du temps, alors direction le plateau de l’Aubrac (Aveyron & Lozère) et ses étendues désertes.

Cependant, l’heure tourne et arrivés au col de Bonnecombe (Lozère) il ne fait plus que 0,5° alors que le jour commence à décliner.

Au col d’Aubrac (Lozère), tout le plateau est dans une pénombre naissante et le ciel nous offre de bien jolies couleurs.

Il fait désormais 0° et ma passagère, blottie dans son panier, doit commencer à s’en douter.

En arrivant à Saint Chély nous avons le plaisir de rencontrer 3 biches dont une est sur la route ! Des biches, des vraies, des grandes, pas ces chevreuils que l’on appelle des biches dans certaines régions.

Le repas du soir a été digne de celui de la veille comme en témoigne ce menu auquel une terrine a été ajoutée au dernier moment au cas où ça aurait manqué.

Trajet depuis Saint Chély d’Aubrac

Dimanche matin, chacun est reparti à son rythme. Pour nous ce fut direction Albi (Tarn) par les petites routes.

Hélas ! Le centre-ville était totalement fermé pour cause de carnaval et nous nous sommes dirigés vers Cordes sur Ciel (Tarn) qui en plus des nombreuses maisons médiévales a conservé les portes de ses 3 enceintes fortifiées successives.

Etape du soir au bord de la rivière à Bruniquel (Tarn et Garonne) dont le village nous faisait de l’œil du haut de la falaise (nota : lieu de tournage partiel du film “Le Vieux Fusil” avec Philippe Noiret et Romy Schneider).

Juste à côté, Montricoux (Tarn et Garonne) montre que certaines maisons ont encore de beaux potentiels de rénovation.

Cela a le gros avantage de montrer la vraie structure des colombages anciens et les multiples façons de réaliser ces façades économiques.

Au milieu de toute cette minéralité j’ai aimé le joli tableau réalisé par ces petites plantes qui répondent au joli nom de Nombril de Vénus (Umbilicus Rupestris).

Notre dernier arrêt prolongé a été pour Lauzerte (Tarn et Garonne). Nulle taupe ou autre tremblement de terre qui aurait soulevé le coin de la place car c’est une œuvre d’art !

Nous sommes déjà en début d’après-midi et il faut que nous soyons rentrés ce soir donc cap au nord et retour direct. Dommage de partir si vite, c’est une belle région et nous reviendrons avec plaisir.

URAL SO – SO URAL !

Liens :

Liens de l’article d’origine sur le forum de l’Association Ural France rédigé par le Louis : https://forum.associationuralfrance.fr/viewtopic.php?t=1656&start=60

4 commentaires sur « PAPIVERNALE 2025 à Saint-Chély-d’Aubrac, ou quand le trajet fait partie du voyage »

  1. Merci pour ce récit captivant sur la Papivernale 2025 ! J’ai particulièrement apprécié les descriptions des arrêts en chemin et des rencontres inattendues, qui montrent à quel point le voyage en side-car est une aventure humaine. Cela donne vraiment envie de découvrir cette belle région de l’Aveyron !

  2. Merci pour ce partage captivant ! J’ai particulièrement apprécié votre description des paysages et des rencontres tout au long de votre trajet, qui rendent l’expérience de la Papivernale encore plus riche. Cela donne vraiment envie de découvrir ces magnifiques régions en side-car !

  3. Merci pour ce récit captivant de la Papivernale 2025 ! J’ai particulièrement apprécié les détails sur les villages traversés et les rencontres inattendues en chemin. Cela donne vraiment envie de découvrir cette belle région et de vivre ces moments de partage entre passionnés.

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